Volailles meleagrides

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    JEUDI 27 MARS 2025 à 18h
    Amphi archéo (ACH0005)  – Maison de l’archéologie – Université Bordeaux Montaigne

    Christophe Chandezon, Professeur d’histoire grecque – Université Paul-Valéry Montpellier 3

    Volailles meleagrides.
    L’introduction de la pintade dans le monde greco-romain comme objet d’histoire zoologique, culturelle et globale
    Les faunes domestiques (et sauvages) de la Méditerranée gréco-romaine ne peuvent plus être conçues comme fixées d’emblée dans leur composition. Elle se renouvellent, en vérité, et souvent par l’arrivée de nouvelles espèces introduites par les hommes avec des motivations diverses, pas nécessairement économiques. C’est ainsi que le coq est arrivé vers le IXe-VIIIe s. a.C., d’abord pour la beauté de son plumage. Moins connue (et moins déterminante dans la durée) est l’introduction anthropogène d’un autre galliforme, la pintade (Numida meleagris Linné 1758) qu’on peut situer au VIe s. a.C. et qui provient du nord de l’Afrique. Très vite l’oiseau a été intégré dans une lecture mythique du monde (les pintades sont les sœurs de Méléagre métamorphosées en ces oiseaux à la mort du héros), mais aussi dans le bestiaire sacrificiel et dans l’alimentation. Le cas des pintades reste intéressant dans ce qu’il révèle des circulations internes à l’Ancien Monde, qui relient la Méditerranée gréco-romaine à des lointains d’autant plus fascinants qu’ils sont mal connus d’elle. Son étude invite à en analyser les ressorts, sans jamais réduire ce genre de phénomènes à des évolutions qui feraient de la région que nous étudions un centre du monde où tout doit toujours finir par aboutir. 


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